Le Bureau national de fret terrestre du Tchad (BNFT) a scellé un accord stratégique avec ses homologues du Cameroun et de la République centrafricaine pour accélérer la digitalisation des corridors d’Afrique centrale d’ici 2030.
Une révolution logistique pour les échanges régionaux
Cet engagement tripartite a pour ambition de transformer en profondeur le secteur du transport et du transit des marchandises. Grâce à la mise en place de procédures dématérialisées, les trois nations visent à optimiser la fluidité des échanges commerciaux dans la sous-région. L’enjeu ? Créer un écosystème logistique plus performant, sécurisé et résilient face aux défis économiques actuels.
Un engagement fort des acteurs clés
Saleh Youssouf Erda, directeur général du BNFT, a mis en avant l’importance de cette initiative dans un contexte où la digitalisation s’impose comme levier de croissance. « Ce pacte symbolise notre détermination à moderniser la logistique en Afrique centrale. En digitalisant les corridors, nous sécurisons les marchandises et accélérons les délais de transit. Nous entrons dans une ère où l’efficacité rime avec innovation numérique », a-t-il expliqué.
Du côté centrafricain, les responsables du ministère des Transports ont souligné l’impact concret de cet accord. « Après des mois de négociations, cet accord marque un tournant décisif. Il permettra de réduire les retards administratifs tout en renforçant la traçabilité des flux commerciaux. Une avancée majeure pour la compétitivité de notre zone économique », a-t-on appris auprès des autorités concernées.
Vers une intégration économique renforcée
Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures de transport en Afrique centrale. En harmonisant les procédures douanières et en optimisant les flux logistiques, les trois pays ambitionnent de stimuler leur intégration économique. L’objectif final ? Faciliter les échanges entre les États membres et attirer davantage d’investissements étrangers.
Avec cette digitalisation, les corridors routiers du Tchad, du Cameroun et de la République centrafricaine devraient gagner en transparence et en rapidité, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises locales et internationales.