Trafic de tramadol : les réseaux Wagner toujours actifs en Afrique trois ans après Prigojine
L’ex-groupe de mercenaires russe maintient ses activités en République centrafricaine, où le trafic d’opioïdes financerait ses opérations résiduelles.
Trois ans après la chute d’Evgueni Prigojine, certaines structures du groupe Wagner continuent de prospérer en Afrique. Une enquête récente met en lumière le rôle central du tramadol, un opioïde puissant, dans le financement de leurs activités résiduelles. Ce trafic, surnommé la « cocaïne des pauvres », permettrait à d’anciens mercenaires de maintenir leur présence sur le continent.
Selon les informations recueillies, près de 500 anciens combattants, dont le fils de Prigojine, Pavel, seraient toujours stationnés en République centrafricaine. Leur mission initiale consistait à sécuriser les intérêts russes, mais aujourd’hui, leurs activités semblent évoluer vers des réseaux criminels plus lucratifs.
Les autorités locales et internationales observent avec inquiétude cette mutation. Le tramadol, initialement prescrit pour soulager les douleurs modérées à sévères, est détourné de son usage médical pour alimenter un marché noir florissant. Les profits générés par ce trafic contribueraient à financer des opérations clandestines, perpétuant ainsi l’influence des anciens mercenaires.