Un investissement majeur pour la santé des populations maliennes
L’institution financière internationale a validé l’octroi d’un crédit de 100 millions de dollars, via l’Association internationale de développement (IDA), pour soutenir le Mali. Ce financement d’envergure vise à faciliter l’accès à des soins de qualité, en mettant l’accent sur la santé maternelle, néonatale et infantile, tout en préparant le pays aux futures crises sanitaires.
Le projet Keneya Yiriwali : une approche basée sur la performance
Baptisé Keneya Yiriwali en langue Bambara, ce programme s’appuie sur le Financement basé sur les résultats (FBR). Son objectif est de transformer la pyramide sanitaire en améliorant les services de nutrition et de santé reproductive dans des zones stratégiques. Le projet cible particulièrement :
- Les communautés vulnérables face aux changements climatiques.
- Les établissements hospitaliers régionaux et les infirmeries en milieu scolaire.
- La santé des adolescents et la gestion des épidémies.
En plus de renforcer l’offre de soins, cette initiative prévoit d’optimiser la gestion budgétaire du secteur de la santé au Mali, garantissant ainsi une meilleure utilisation des ressources publiques.
Un partenariat international pour une résilience accrue
Le budget global de l’opération s’élève à 125 millions de dollars, incluant une contribution de 25 millions de dollars de la Facilité de financement mondiale (GFF), soutenue en partie par les Pays-Bas. Selon Clara de Sousa, responsable pour le Mali à la Banque mondiale, cette stratégie de financement a déjà prouvé son efficacité à travers le projet PACSU, qui a permis de moderniser les infrastructures et de fiabiliser l’approvisionnement en médicaments.
De son côté, Luc Laviolette, à la tête du secrétariat de la GFF, souligne que ce soutien conjoint favorise un système de santé plus robuste et inclusif, capable de répondre aux besoins des populations les plus isolées.
Une couverture géographique étendue
Le programme Keneya Yiriwali touchera environ 15,4 millions de personnes. Il s’étendra au-delà des zones déjà couvertes par le précédent projet (comme Gao, Mopti, Ségou ou Koulikoro) pour inclure de nouveaux territoires tels que Tombouctou, Bougouni, Koutiala et Sikasso, ainsi qu’une partie du district de Bamako.