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Yaoundé impose l’enregistrement digital obligatoire pour les taxis d’ici octobre 2026

La capitale camerounaise, Yaoundé, franchit un cap décisif dans la régulation de son secteur des taxis. À compter du 25 juin 2026, tous les propriétaires et conducteurs de taxis opérant dans la ville doivent se soumettre à un enregistrement digital. Une mesure saluée par les autorités locales comme un moyen d’assainir un secteur longtemps marqué par le désordre et l’absence de traçabilité.

Taxi à Yaoundé lors d'un enregistrement digital

Luc Messi, maire de Yaoundé, a rappelé avec fermeté le caractère impératif de cette démarche : « Cet enregistrement n’est pas une suggestion, mais une obligation. Le numéro de portière attribué à chaque taxi, après validation, sera le seul valable pour circuler légalement dans la ville. » Une décision qui vise à mettre fin aux pratiques anarchiques de marquage manuel des véhicules, souvent sources de fraudes et d’insécurité.

Portée par le projet mobilité verte Yaoundé, la plateforme digitale mise en place par Catherine Kalisa, conseillère technique, permettra à la municipalité de constituer une base de données fiable. « Cette initiative sécurisera le transport urbain et offrira une meilleure visibilité sur l’ensemble des acteurs du secteur », explique-t-elle.

Une opération sous haute tension

Dès le lancement de l’enregistrement, une dizaine de chauffeurs se sont pliés à la procédure. Pourtant, les réactions ne sont pas unanimes. Jacques Didi, conducteur de taxi depuis plus de dix ans, doute de l’efficacité de cette mesure : « Au lieu de s’attaquer aux routes défectueuses ou au carburant trop cher, les autorités préfèrent imposer un code QR. Je ne crois pas que cela changera quoi que ce soit. »

En revanche, Patrice Samen, figure syndicale du transport au Cameroun, y voit une avancée majeure. « Enfin, une réponse concrète au fléau du transport clandestin ! Nous exigeons que tous les chauffeurs réguliers se conforment à cette obligation. C’est la seule façon d’éliminer les conducteurs non autorisés qui nuisent à l’image de la profession. »

L’opération, qui doit s’achever le 5 octobre 2026, s’accompagnera de sanctions pour les récalcitrants. Les autorités municipales promettent une application stricte de la loi, avec des contrôles renforcés et des amendes pour les véhicules non enregistrés.

Yaoundé impose l’enregistrement digital obligatoire pour les taxis d’ici octobre 2026
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