Un conflit international résolu à Dakar après des mois de tensions
Le litige opposant la compagnie nationale Air Sénégal au groupe américain Carlyle, spécialisé dans la location d’aéronefs, a trouvé une issue favorable grâce à une médiation conclue dans la capitale sénégalaise. Après des mois de négociations tendues, les deux parties ont finalement acté un protocole d’accord mettant un terme à leur différend autour de quatre appareils loués. Le Directeur général d’Air Sénégal, Tidiane Ndiaye, a obtenu l’extinction de la procédure judiciaire engagée devant le Tribunal de commerce hors classe de Dakar, marquant ainsi un tournant décisif dans ce dossier.
Cette résolution s’étend également au volet américain du conflit : Carlyle a annoncé son intention de renoncer aux poursuites engagées devant les tribunaux de New York, ouvrant la voie à une clôture définitive du contentieux. Un accord a été formalisé le 4 mai 2026 entre les deux parties, puis homologué par le tribunal le 25 juin 2026, scellant ainsi les termes de la transaction.
Des créances réglées et des avions restitués : les conditions de l’accord
Dans le cadre de cet arrangement, Air Sénégal a honoré la quasi-totalité de ses dettes envers Carlyle, couvrant notamment les loyers et les réserves de maintenance impayés jusqu’à la date de restitution des avions. Ces créances, que la compagnie avait toujours reconnues, ont ainsi été réglées dans leur intégralité. Le différend portait sur quatre appareils, deux Airbus A319 et deux Airbus A321, que la nouvelle direction de la compagnie, dirigée par Tidiane Ndiaye, avait décidé de ne pas conserver dans sa flotte.
Les raisons d’une résiliation coûteuse mais nécessaire
Plusieurs facteurs ont motivé cette décision. Le coût élevé de la location et de la maintenance des appareils, couplé à des pannes fréquentes, aurait alourdi les dépenses d’Air Sénégal dans un contexte déjà marqué par des difficultés financières. La poursuite de l’exploitation de ces avions risquait d’aggraver la situation économique de la compagnie, justifiant ainsi leur retrait. Cependant, la résiliation du contrat n’a pas suffi à apaiser les tensions : Carlyle avait initié des poursuites judiciaires, avant que les parties ne se rabibochent et ne trouvent un terrain d’entente.