Le premier port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest pourrait connaître une paralysie sans précédent. Le Syndicat des agents du Port Autonome de Lomé (PAL) a déposé un préavis de grève de trois jours, du 25 au 27 juin 2026. Les travailleurs dénoncent l’absence de progrès sur leurs revendications sociales et menacent de bloquer l’activité portuaire.
Un conflit social aux enjeux majeurs
Les négociations entre la direction et les représentants syndicaux n’ont pas abouti. Les agents réclament des améliorations des conditions de travail, des revalorisations salariales et des avantages sociaux. Faute d’accord avant le 25 juin, le débrayage sera total. Une telle paralysie technique et administrative du PAL, unique port en eau profonde de la sous-région capable d’accueillir les navires de troisième génération, aurait des conséquences désastreuses.
Un hub stratégique menacé
L’impact dépasse les frontières togolaises. Le port de Lomé est la porte d’entrée naturelle pour les pays enclavés du Sahel. Une rupture de la chaîne logistique de 72 heures provoquerait un engorgement des terminaux, des retards de livraison et des coûts de surestaries exorbitants pour les opérateurs économiques.
Les pays les plus exposés
- Le Burkina Faso
- Le Mali
- Le Niger
Une médiation de dernière chance ?
Face à ce scénario catastrophe, la direction du PAL et les autorités ministérielles sont sous pression. Le gouvernement togolais, qui a fait de la compétitivité de son hub logistique un pilier de sa stratégie, ne peut se permettre un conflit prolongé. Les milieux d’affaires et les commissionnaires en douane espèrent une médiation rapide avant le 25 juin pour désamorcer la crise.