Dans le cadre de la politique nigérienne de sécurisation du territoire, une nouvelle étape stratégique vient d’être franchie. Le gouvernement a officialisé la création des Domol Leydi, une expression en langue fulfuldé signifiant « Gardiens de la terre ». Ce nouveau corps de volontaires, institué par ordonnance, a pour vocation de soutenir les forces régulières dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans le pays depuis 2017.
Une mobilisation locale sous encadrement militaire
Ces brigades de proximité sont composées d’habitants locaux ou d’anciens militaires résidant dans les zones concernées. Bien que civils, ces supplétifs agissent sous la supervision directe de l’armée. Cette initiative, qui marque l’actualité Niger en matière de défense, confie à ces hommes des missions essentielles de renseignement, de sensibilisation et d’autodéfense de leurs terroirs respectifs. L’objectif est clair : utiliser la connaissance fine du terrain pour anticiper les menaces.
Un tournant pour la société Niger face à l’insécurité
L’implication des populations locales est perçue comme un levier indispensable dans cette guerre asymétrique. En effet, qui mieux que les résidents eux-mêmes pour identifier les mouvements suspects ou maîtriser les sentiers les plus reculés ? Cette délégation d’une part de la sécurité publique aux citoyens illustre un véritable éveil citoyen Niger. Pour les autorités, ce dispositif baptisé Niger Éveil représente un recours nécessaire pour protéger les zones rurales les plus exposées, tout en renforçant le lien entre l’armée et la société Niger.