Le défenseur italien Riccardo Calafiori a livré un témoignage poignant sur les émotions qui ont submergé le vestiaire d’Arsenal après la conquête historique du titre de Premier League, un sacre attendu depuis plus de deux décennies. Le match nul 1-1 de Manchester City à Bournemouth, synonyme de titre pour les Gunners, a déclenché une vague d’enthousiasme inoubliable au sein du groupe.
« On a tous explosé de joie ! » s’est exclamé Calafiori, soulignant l’intensité des célébrations qui ont suivi l’annonce du résultat décisif. L’international italien, auteur de 26 apparitions cette saison, a marqué l’histoire en soulevant le trophée à l’issue d’une victoire 2-1 contre Crystal Palace lors de la dernière journée, scellant ainsi une domination de sept points sur ses adversaires directs.
Un rêve d’enfant devenu réalité
Dans une interview exclusive, Calafiori a évoqué l’ampleur de cet accomplissement, à la veille d’un rendez-vous européen majeur. « Remporter la Premier League était l’un de mes rêves d’enfant, et cette saison a été incroyable », a-t-il confié. Le moment le plus fort ? Le coup de sifflet final du match décisif, où staff et joueurs se sont abandonnés à une liesse collective, libérant des années de frustration.
« Ce titre nous avait échappé pendant 22 ans. En parcourant les rues de Londres après cette victoire, j’ai réalisé à quel point ce triomphe comptait pour les supporters et la ville entière. » L’impact émotionnel de ce sacre a dépassé le cadre sportif, devenant un symbole de résilience pour une communauté entière.
L’adaptation à un championnat exigeant
Calafiori a également partagé son parcours d’intégration dans le football anglais, sous la direction de Mikel Arteta. « En début de saison, j’ai été surpris par la confiance qu’il m’a accordée. Ce n’était pas évident, et je ne m’y attendais même pas », a-t-il révélé. Arrivé pour sortir de sa zone de confort, l’Italien a dû s’adapter à un rythme effréné : « La Premier League est un championnat sans pitié. On dispute jusqu’à soixante matchs par an, et l’entraînement est axé sur la récupération pour aborder chaque rencontre dans les meilleures conditions. »
Il a salué la cohésion exceptionnelle de l’équipe, fruit d’une stratégie patiente mise en place par le club depuis 2019. « En Italie, un entraîneur qui ne gagne pas immédiatement est rapidement remplacé. Ici, Arsenal a su faire preuve de patience, et c’est cette vision à long terme qui a tout changé. »
Un nouveau défi européen à Budapest
Alors que les Gunners se préparent pour la finale de la Ligue des champions face au PSG, Calafiori incarne désormais l’espoir italien sur la scène continentale. « Samedi, je porterai les couleurs de mon pays dans une finale que je jouais autrefois sur PlayStation avec mon ami Nicolo Cesaroni, qui sera présent dans les tribunes », a-t-il partagé avec émotion.
« Pour l’instant, je reste calme, mais je sais que la réalité me frappera quand je monterai dans l’avion. Une opportunité comme celle-ci ne se présente qu’une fois dans une vie, il faut la saisir. » Alors que l’Italie n’a pas pu se qualifier pour la Coupe du monde cette année, cette finale représente une revanche symbolique pour Calafiori et ses coéquipiers.